Le blog, un phénomène de mode ?

Le blog, un phénomène de mode ?

Quelque part dans la file d'attente d'une caisse...

« - Han j'ai trop envie de changer de blog, mais j'aime bien celui que j'ai là... j'sais pas quoi faire...
- Ben j'sais pas moi ? Pourquoi tu veux changer ?
- Bah j'sais pas... j'ai juste envie d'avoir un nouveau blog, mais j'aime bien celui que j'ai là
- Beh... t'as qu'à en faire un autre en parallèle ?
- Mouais... j'sais pas.... »



On aurait dit que ces deux adolescentes me parodiaient, il y a quelques mois. En les entendant, je me suis rendu compte à quel point la futilité du blog pouvait prendre beaucoup de place dans la vie d'un jeune -ou d'un moins jeune-. Pourquoi ?



@ Certains écrivent pour flatter leur égo. J'écris la perfection de ma vie, j'en fais un modèle et j'attends que ma horde de fans viennent me laisser 50 commentaires dans la journée. Je surveille les centaines de visites par jour et je déprime lorsque la moyenne est inférieure à 50. Se sentir aimé, adulé et envié me donne une importance démesurée... Je suis le roi du blog et j'en suis fier.

@ D'autres écrivent pour déverser leur malaise, face à la vie. J'écris que je déprime, que tout va mal, que le monde est pourri et que les gens sont tous de cons. Personne ne m'aime et j'vais m'tailler les veines si ça continue. Un appel au secours lancé sur la blogosphère, en attendant désespérément que quelqu'un me tende la main.

@ Et puis il y a ceux qui écrivent pour ne rien dire. Parce que ça fait passer le temps.

@ Ceux qui mettent en ligne leur photos de soirées, leurs « potos », leurs bitures et leurs conquêtes.

@ Ceux qui racontent au monde entier leur histoire d'amour parfaite, histoire de démoraliser un peu ceux qui se sentent seuls (J'accuse Goowee de s'autocritiquer). C'est vrai... se sentir adulé flatte à mort son égo.

@ Et puis il y a ceux qui débinent la société. Qui politisent à fond la blogosphère pour faire valoir leurs convictions. Qui parlent des phénomènes de sociétés, des nouvelles modes, de ce qui va et de ce qui ne va pas dans le pays...



On trouve toujours quelque chose à dire ou à montrer. Pour le bien de l'humanité ou pour se valoriser, tout est prétexte à mettre sur un blog. On écrit pour montrer qu'on existe, qu'on est là et qu'on fait de notre vie quelque chose d'interessant. Pour que le monde nous envie, pour que les gens nous jalousent, qu'on leur donne envie d'être à notre place. Ou alors on écrit parce que rien ne va...



Il n'empêche que c'est quand même vachement égocentrique

# Posté le vendredi 23 mai 2008 06:37

Modifié le vendredi 23 mai 2008 13:41

La chose la plus importante à toute la vie est le choix du métier : le hasard en dispose. [Blaise Pascal]

La chose la plus importante à toute la vie est le choix du métier : le hasard en dispose.  [Blaise Pascal]




Ca me hante.
Jour et nuit.
Matin, midi et soir.
Sous la douche.
Au boulot.
En mangeant.
En dormant.






« Qu'est-ce que tu vas faire de ta vie ? »





La réponse est quelque part,
Mais je ne sais pas par où chercher.
J'ai demandé qu'ils m'aident,
Ils m'ont ignoré.
Alors je suis seul
Et je dois me débrouiller.
Comme un grand.
A me poser les bonnes questions.
A prendre la bonne direction.
Sans me tromper.







« Est-ce que t'es sûr de toi ? »






Non.
J'ai peur de me tromper.
De faire des choix pour seulement résoudre certains problèmes,
Sans penser à ce que ça pourrait engendrer.
J'ai des idées.
Des pistes que j'ai peur d'explorer,
Parce que je me suis déjà trompé deux fois,
Et que je n'ai pas envie de faire les mêmes erreurs.

Je cherche,
Je fouille,
Tous les jours
Mais j'ai l'impression de ne pas avancer
Et j'ai ce sentiment d'impuissance qui m'habite,
Parce que je suis seul,
Et que j'ai peur...
Peur de rester caissière à vie,
De ne jamais me sortir de cette merde...
Et de ne jamais être fier de ce que je fais,
De ce que je suis.









Qu'est ce que j'vais faire de ma vie
Qu'est ce que j'vais faire demain
C'est c'que j'me dis tous les matins

La complainte de la serveuse automate.

# Posté le lundi 19 mai 2008 19:29

Les bons mûrissent, les mauvais pourrissent. [Victor Hugo]

Les bons mûrissent, les mauvais pourrissent.   	[Victor Hugo]

Je n'ai pas oublié la douleur du couteau planté dans le c½ur. Comment oublier la sensation d'effondrement autour de moi lorsque sa voix a laissé s'échapper ces quelques mots : « Je ne peux pas continuer comme ça. Je crois qu'il vaut mieux qu'on arrête là » ?
Je n'ai pas oublié ce cri étouffé dans un gros coussin, cette lame tranchant mille fois mon c½ur, ce n½ud serré si fort au fond de mes entrailles... Je n'ai rien oublié. Ni les larmes, ni les regrets, ni mêmes tous les espoirs auxquels je me raccrochais. Je n'ai pas oublié du mal que j'ai eu à me relever...

C'était il y a un an



En revanche, j'avais oublié le meilleur. J'avais oublié le bien-être d'être dans le creux des bras de celui que l'on aime. La sensation de bonheur que procure l'évasion dans ses yeux. J'avais oublié les palpitations d'un c½ur qui bat trop fort, trop vite. J'avais oublié à quel point l'amour rend les choses plus belles, même les plus difficiles. J'avais oublié l'importance de ces retrouvailles, de ce manque, de cette envie d'avancer. J'avais oublié comme il est agréable d'aimer.

Aujourd'hui je me souviens, grâce à lui





« Les bons mûrissent, les mauvais pourrissent ». Les dégringolades des dernières années m'apportent un certain équilibre. Je prends les choses avec beaucoup plus de quiétude. J'ai confiance en l'avenir. Parce que même si l'on tombe souvent, on fini toujours par se relever.



Je t'aime

# Posté le dimanche 18 mai 2008 17:01

Modifié le dimanche 18 mai 2008 17:28

N.Y.C

N.Y.C



...It's just a dream...





Si inaccessible...

# Posté le vendredi 16 mai 2008 17:42

Allo le monde // Est ce que tout va bien...? [ Pauline ]

Allo le monde // Est ce que tout va bien...?  [ Pauline ]


Mardi. 10h30. Je suis dans le bus n°6, direction Saint Pierre Justices. L'avenue Grammont est pleine de voiture. Dans sa file prioritaire, le bus s'arrête. Net. Il ne peut plus bouger. Face à lui, une troupe de lycéens en colère manifestent. Derrière moi, une femme peste :


« Putain mais c'est pas vrai !
Ils nous cassent les couilles ces trous du cul !

Bande de cons !
Bande de cons !
Bande de cons !

Ils nous font chier ces trous du cul ! Branleurs ! Merde alors ! Tout ça pour nous faire chier !
Hein ouais ! Fénéants ! Ils verront ces branleurs quand ils bosseront 10h par jours hein ?!

Bande de cons !
Bande de cons !
Bande de cons ! »



Elle râle, déverse son venin sur ces dizaines de lycéens en colère, sans doute. Nous sommes mardi. Il est 10h30. Et elle ne travaille pas. L'idée du chauffeur : lui sucrer les congés payés, les jours fériés et la retraire. Mais elle continue.



« Sales petits cons ! Qu'est ce qu'ils nous font chier ! Ils verront bien un jour ! Ils bosseront pas 10 heures par jour eux et ils se plaignent ! »




Saît-elle seulement, cette chère patriote, que ces lycéens déplorent les suppressions de postes à venir ? Sait-elle seulement que
moins de professeurs = moins de prise en charge = plus d'échec scolaire
Que les jeunes ont besoin d'enseignants pour se construire un avenir, une carrière, une vie ?



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Mardi. 12h30. Je suis dans le train qui me ramène à Orléans. J'écoute attentivement un militant anti-OGM raconter à ses amis son fauchage d'un champ de plants OGM, sa comparution devant le tribunal de Chartres, son attente du jugement le 5 juin. J'admire son implication.
A la gare de Meung-Sur-Loire, monte un homme. 25 ans, tout au plus. Une connaissance de mon destructeur d'OGM. Ses cheveux sont longs, sales. Son parfum est un mélange d'alcool, d'odeur de chiens et de pieds mal lavés. Il plane complètement. Ses yeux sont dans le vague. Il reconnaît à peine son pote. Il s'assoit, face à moi, et commence à raconter sa vie à mon arracheur d'OGM...



« Je suis au chômage depuis 2004 mon frère. Ouais. J'suis en train de crever. J'ai trop chaud. Boire de la Kro Argent toute la journée ça va bien 5 minutes, mais à force... voilà quoi... Des fois t'sais mon frère, j'bosse à la mairie. J'plante des arbres. Ca m'fait toujours ça. Mais putain, j'suis grave en galère quoi. »


Son odeur, mêlée à la chaleur et aux parfums des autres voyageurs, devient pesante. Il a vraiment l'air d'être à mille lieux de son corps. Comme s'il cherchait à fuir sa réalité. A oublier sa merde. A ne plus en avoir conscience...


* * * * *


Rien ne tourne rond dans notre putain de monde. Et sans voir si loin, rien ne tourne rond dans notre putain de pays. Les gens râlent, dans leur coin. Ils se focalisent sur leurs problèmes, mais ne font rien pour faire avancer les choses. Les gens subissent, restent passifs, parce qu'ils sont persuadés que quoi que l'on fasse, rien ne changera. Ils ne sont pas contents, mais ils s'en contentent...




Il paraît que tout va mal mais à part ça, tout va bien...

# Posté le mardi 13 mai 2008 17:57

Modifié le mardi 13 mai 2008 18:22