se faire plaisir
sur un coup de têteEn juin 2004, avec ma première paye de saisonnier majeur, j'avais décidé, sur un coup de tête, de me faire un gros
plaisir. Avoir travaillé pendant 2 semaines, de nuit, dans une usine qui fabrique des présentoirs à parfums, m'avait permis de récolter plus qu'en 2 semaines à Carrefour.
Depuis tout petit, je révais d'avoir des reptiles. A 12 ans, je m'amusais déjà à élever des lézards de mon jardin dans des boites à bonbons... sans succès. Mais maintenant que j'étais grand, je pouvais me lancer dans le sérieux, à longue durée. Et c'est ainsi que j'ai fait l'aquisition de deux petites femelles géckos léopard.
un élevage
difficileAnguun et Shanxi. Ce sont les prénoms que je leur avais donné, histoire de m'attacher encore plus. Avant de les adopter, je n'étais pas sans aller sur les sites internet pour ramasser un maximum d'infos sur l'élevage. Et même si j'avais réussi à replanter leur cadre de vie, j'étais loin d'imaginer à quel point cela me prendrait du temps... et de l'argent !
Parce qu'en effet, ces mesdemoiselles ne s'alimentent que de
grillons vivants qu'il faut aller chercher toutes les semaines en animalerie.
Alors au début, c'est bien, c'est marrant. C'est agréable. J'en prenais grand soin. Jusqu'à même changer leur mode de vie tous les mois, pour essayer de satisfaire au mieux leur santé. Et puis au fil des mois, ce n'est pas la passion qui s'est envolée. C'est la patience. Un manque de temps pour m'en occuper, pour aller chercher des grillons... J'ai commencé à les délaisser...
une rupture
un abandonEn mai 2007, Florent me quitte. Inutile de rappeler à quel point je suis tombé. Et donc pendant les longs mois qui suivirent, je n'ai eu qu'un seul but : m'en sortir. C'était devenu ma priorité. Si bien que tout le reste ne comptait plus. Je devais me relever, me reconstruire, réapprendre à vivre pour moi.
Mes deux cocottes sont restées 1 an sans manger. Vous pouvez me traiter de tous les noms si vous le voulez, mais croyez-moi, je n'en suis pas fier. "L'avantage" de ces reptiles, c'est qu'ils stockent une importante masse de graisse dans leur queue. Si bien que durant cette période elle sont entrées en "hibernation" et on puisé dans leurs réserves. Ce n'est que depuis le mois dernier que je les ai reprise en main, avec le plus grand des plaisirs.
une séparation
un meilleur avenirEt puis au mois de mai, lors d'une soirée chez des amis, en discutant avec un jeune couple, les geckos sont arrivés sur le sujet. Ils m'apprenaient qu'ils avaient un mâle gecko. Je leur ai alors parlé de mes deux cocottes, que j'avais beaucoup de mal à élever et que je cherchais à donner. Deux femelles pour un mâle, c''était l'occasion rêvée pour Loic et Marine de lacer la vie sexuelle de leur Arthur.
Et après plus d'un mois de mûre réflexion, ils se sont décidé.
Ils adoptent mes deux cocottes...
Notre séparation est prévue pour demain soir...
un gros pincement
au coeur J'ai quand même un très gros pincement au coeur de m'en séparer. Parce que malgré la difficulté que j'ai de les élever convenablement, je me suis drôlement attaché à elles. Elles en ont fait des conneries ces pétasses... surtout quand elles s'échappaient du terrarium et qu'il fallait que je remue tout l'appartement pour les retrouver !
Mais j'ai conscience que c'est beaucoup trop de soin à apporter. Je n'ai pas spécialement le temps, ni la patience. Alors je sais que là où elles habiteront, elle serons nettement plus heureuses (et surtout mamans !!!).
C'est mieux comme ça... Et je rejoindrai Steph, quand il dit que ce ne sont peut-être que des animaux, mais qu'ils savent nous rendre l'intêret que nous leur portons. Elles vont manquer, c'est sûr, mais comme je l'ai déjà écrit : elles seront nettement plus heureuses...
moralitéAvant de vous lancer dans l'achat d'un animal et dans son élevage,
réfléchissez bien aux conséquences, aux priorités que ça implique et au coût de l'élevage. Un animal de compagnie ne s'adopte pas sur un coup de tête. Ca doit être une décision murement réfléchie. Parce que bien souvent, on se rend compte au bout d'un temps, qu'on aurait mieux fait de ne jamais investir.
Ceci-dit, je n'ai jamais rien regretté.